Dossier inflation 5/5


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avoirconseil
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Date du message : vendredi 29 avril 2022 à 12h00


# 5. Comment sauver son épargne en période d’inflation (partie 2)

Avant d’énoncer dans quels secteurs, selon nous, il est bon d’investir en période d’inflation, j’aimerais clarifier une chose.

En période de forte inflation le but n’est pas tant de « gagner de l’argent » mais plutôt de ne pas en perdre.

La hausse des prix sera de 4% annuelle en 2022 d’après les anticipations. Ce qui veut dire que le rendement de vos investissements devra être au minimum à ce taux-là, ne serait-ce que pour maintenir la valeur de votre patrimoine pré-période inflationniste.

Trêve de suspense, le premier secteur à privilégier est…l’immobilier !
Pourquoi ?

Premièrement, l’immobilier fait partie de ce que l’on appelle le non côté, c’est-à-dire qu’il n’est pas soumis au marché financier (la bourse), et nous le savons, la bourse n’aime pas les périodes d’incertitude, et l’inflation est une période d’incertitude pour les investisseurs.
Il y a quelque « sous » secteur concernant l’immobilier encore plus attractif en période d’inflation, mais nous y reviendront bientôt.

Deuxièmement, comme nous l’avons vu dans le post # 3, l’Indice de Référence de Loyer est indexé sur l’inflation. Cela permet donc aux propriétaires bailleurs de pouvoir réévaluer leur loyer de 2,45% au T1 2022.

Troisièmement, les taux d’emprunt sont encore très bas (taux à environ 1,80% sur 25 ans), ce qui veut dire que vous emprunter de l’argent moins cher que le coût de la vie : 1,80% (taux) – 4% (inflation) = - 2,20%.

Je m’explique : Comme nous l’avons vu précédemment, les allocations familiales, les loyers, les salaires, etc., sont réévalués en fonction de l’inflation.
Vous, vous allez acheter un bien déjà impacté par l’inflation, avec de l’argent qui lui ne l’a pas encore été.
Vous allez pouvoir augmenter vos loyers chaque année de façon plus importante, et si vous avez un conjoint salarié, son salaire va très certainement être réévalué afin de s’adapter aux coûts de la vie.
Votre emprunt, lui, est fixe.
En fonction de tous ces éléments, le coût du crédit sera une charge moins importante pour votre foyer. Les salaires, allocations, loyer vont augmenter pour s’adapter, mais pas le coût de votre emprunt !

Côté marchés financier, il y a quelques secteurs qui tirent leur épingle du jeu. Notamment les secteurs où se situe les entreprises pouvant impacter les prix de l’inflation sans pour autant nuire à leur force de vente. Nous appelons ça le « pricing power ». Je peux par exemple citer Apple, LVMH entre autres (pas Netflix, qui a perdu plus de plus de 70% depuis la publication de ces résultat la semaine dernière).
Les secteurs des matières première et de l’énergie également se portent bien. C’est d’ailleurs en partie pour ça que nous payons plus cher l’essence, les céréales, la viande, l’électricité et j’en passe.
Il y a également les sociétés de biens de consommation courant comme Danone, Carrefour, qui permettent de toucher un dividende régulier sans être impacté par la volatilité des marchés.

Les secteurs à éviter sont les valeurs technologiques, les obligations d’état ou privé, qui auront des rendements moins élevés que l’inflation.

Comme vous pouvez le constater, il est possible de protéger son épargne. Il y a même la possibilité de tout regrouper sur un seul produit financier… C’est ce que nous verrons dans le prochain dossier !

Si vous avez des questions ou des points que vous souhaiteriez développer ou approfondir, je reste à votre disposition dans les commentaires.

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bibi
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Date du message : mardi 24 mai 2022 à 17h56


Allons nous rentrer en récession ?

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avoirconseil
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Date du message : lundi 30 mai 2022 à 11h50


bibi a écrit :

Allons nous rentrer en récession ?

Bonjour bibi,

Economiquement, une récession ne peut être appelée comme tels que si le PIB d'un pays ne connais pas de croissance durant 2 trimestres.

Le PIB de la France était de 0% au 1er trimestre 2022. Quid du deuxième dont nous connaîtrons les résultat de l'INSEE fin juin.

Cette perte de croissance du PIB est principalement due à la baisse des consommations des ménages.

Il serait présomptueux de ma part de prédire ce qui adviendra au cours des prochains mois.
Mécaniquement, la baisse de demande des ménages ainsi que la remontée des taux de la Banque Centrale Européenne "devrait" enrayer l'inflation.
Faut-il encore que cette dernière soit entièrement dû à une crise de l'offre et d'approvisionnement plus qu'à un esprit spéculatif sur les matières première.