Retrouvez sur cet espace les actualités dénichées sur le web et concernant la profession d'infirmier(e) libérale. Nous remercions les sites d'origine pour leurs articles.

Trois questions à Caroline Blochet, présidente de Medissimo (partenaire du site)

mardi 5 octobre 2021 par Brigitte Femenia

Catégorie : actualité

Vous avez fait de l’observance médicamenteuse votre cheval de bataille, pourquoi ?

 

CB : Parce que le manque d’observance tue chaque année 12 000 personnes en France et que 12 000 tonnes de médicaments sont rapportées dans les pharmacies sans parler de tous ceux qui sont stockés au domicile. Les infirmières libérales, en particulier, le savent bien. 

Ainsi, selon les traitements et les pathologies, la non observance varie de 30 à 80 %. Je partage le point de vue de Frederik Mispelblom Beyer, professeur de sociologie à l'université d'Évry qui considère que « Ces chiffres élevés font de l'observance le premier problème de santé en Europe. »  Alors, oui, depuis sa création, Medissimo s’engage pour un bon usage du médicament en offrant des solutions qui permettent au médecin, au pharmacien et à l’infirmier d’agir sur l’observance tout en sécurisant le circuit du médicament.

 

Vous proposez aux IDEL de déléguer la préparation du pilulier au pharmacien et de se concentrer sur la surveillance clinique et l’éducation, n’était-ce pas demander aux infirmières de céder une partie de leur rôle ?

CB : Au contraire, il me semble que le rôle autonome de l’infirmière porte davantage sur l’administration, la surveillance et l’éducation thérapeutique que sur la préparation du pilulier, acte qui est réalisé au décours d’autres actes mais qui n’est pas facturé en tant que tel. L’idée selon laquelle déléguer la préparation serait une absorption des compétences de l’IDEL par le pharmacien repose à mon sens sur une idée fausse : la croyance que ce dernier va s’emparer du suivi médicamenteux à domicile. 

Ce n’est pas le pilulier en tant que tel qui garantit la prise médicamenteuse. C’est bien par votre présence au domicile que vous accompagnez cette administration, en assurez le suivi et prodiguez l’éducation nécessaire à la bonne observance. C’est toute cette expertise que le projet Medipac® « Agir sur l’observance » permet de valoriser. Justement, il peut permettre aux IDEL d’apporter la preuve qu’ils sont indispensables au domicile et dans le suivi médicamenteux.

 

Vous défendez une notion d’éthique dans l’observance, pouvez-vous l’expliciter davantage ?

CB : Pour agir sur l’observance, on peut utiliser la technologie à des fins de surveillance qui peuvent parfois s’apparenter à du flicage. Chez Medissimo, les solutions que nous proposons sont au service des professionnels de santé pharmaciens, infirmiers, médecins afin qu’ils puissent aider les patients à s’approprier leur traitement tout en les incluant dans leur projet de vie et en respectant leur autonomie. L’infirmier, au contact quotidien ou hebdomadaire, y joue une place centrale et essentielle, mais qui manque aujourd’hui de visibilité. La traçabilité qu’apporte Medipac® permet de rendre plus efficientes les prestations infirmières et libère du temps pour l’échange humain, pour les soins éducatifs et relationnels, pour une surveillance éthique. C’est aussi à cela que Medissimo invite chaque infirmier et infirmière libéral.

 

Pour en savoir plus sur le projet Medissimo IDEL « Agir sur l’observance » et les perspectives qu’elles apportent dans la consultation d’observance, inscrivez-vous au webinaire gratuit le 19 octobre prochain à 14 heures.

Auteur : Medissimo

Infirmiers : comment soulager une cervicalgie entraînée par l’exercice du métier

mercredi 29 septembre 2021 par Brigitte Femenia

Catégorie : article sponsorisé

De nombreux métiers sont source de stress chez ceux qui les exercent. L’un des plus nobles est celui d’infirmier. Mettant son savoir-faire au service des patients, il s’occupe de leur bien-être et leur santé. Si cette profession est honorable, elle peut toutefois être ingrate. Cet auxiliaire de santé est en permanence en mouvement, ce qui peut à la longue avoir un impact négatif sur sa santé et entraîner entre autres une cervicalgie. Comment soulager ce mal ?

Suivre des traitements adéquats

La cervicalgie est un mal qui est entraîné par des douleurs au niveau du cou. Si vous pensez en souffrir, il est recommandé de consulter un médecin afin de vous en assurer. Sur la base d’une analyse, ce dernier confirmera ou infirmera votre hypothèse. Notez que son étude se basera sur plusieurs éléments au nombre desquels le trajet de la douleur que vous ressentez au cou. Les muscles endoloris ainsi que la limitation des mouvements de votre tête et de votre cou seront également évalués.

N’hésitez pas à consulter un article de blog sur la cervicalgie pour en apprendre un peu plus sur le sujet. S’il s’avère que vous souffrez réellement de cervicalgie, votre médecin peut vous prescrire divers médicaments ou solutions pour votre guérison. Dans ce sens, il pourra pour un début vous prescrire un anti-inflammatoire non stéroïdien. Il peut également s’agir de paracétamol. Dans le cas où ce traitement serait inefficace, un antalgique plus puissant peut vous être recommandé.

De même, pour un soulagement des douleurs dans le cou, des myorelaxants peuvent aussi vous être prescrits. Ces derniers sont particulièrement efficaces si vos contractures musculaires sont douloureuses. Par ailleurs, si vos douleurs au cou sont d’une très forte intensité, le recours à un collier cervical en mousse peut vous soulager.

Ce dernier va permettre d’immobilier votre cou et augmenter sa raideur. Si cette solution est efficace, elle ne pourra être portée que 2 ou 3 jours. Autrement, vous vous exposez à des risques tels que l’affaiblissement des muscles de votre cou ou encore d’accoutumance. Si vos maux s’étendent à votre dos, vous pouvez consulter ce site pour en savoir plus sur les moyens de les soulager.

Veiller à se reposer et suivre l’évolution du traitement

Lorsque vous souffrez de cervicalgie, votre guérison ne doit pas uniquement s’axer sur un traitement médicamenteux. Afin de vous débarrasser de ce mal, vous devez également y mettre du vôtre en vous reposant. En effet, le repos est un élément déterminant de votre rétablissement. Ainsi, il est possible que votre médecin vous prescrive un arrêt de travail sur une certaine durée.

Pour une telle prescription, le professionnel se basera entre autres sur votre travail. Étant donné que vous êtes infirmier, votre profession exige de vous la réalisation de certains mouvements répétés qui font intervenir votre cou. Ainsi, selon l’intensité avec laquelle vous travaillez, vous devrez respecter un arrêt de travail sur 3 à 15 jours environ. De même, votre âge ainsi que votre condition seront déterminants dans la durée de votre arrêt de travail.

Un infirmier jeune et en bonne forme physique n’aura pas la même durée d’arrêt de travail qu’un infirmier relativement âgé. La réponse de votre organisme au traitement qui lui a été administré est aussi un facteur déterminant. Il en est de même pour vos horaires et conditions de travail.

Un suivi de l’évolution de votre traitement doit être fait afin de vous assurer de son efficacité. Ainsi, si vous souffrez d’une cervicalgie commune, elle devrait être soignée au bout de quelques jours. Dans certains cas, les douleurs peuvent malheureusement persister. Si c’est le cas, sur une période de 6 mois au moins, il est probable que vous souffriez d’une cervicalgie chronique. Le médecin pourra dans ce cas mieux orienter votre traitement.


 

Auteur : Emmanuel Higel

Plan Santé Macron : au secours, la tutelle des médecins sur les infirmières revient !

mardi 28 septembre 2021 par Brigitte Femenia

Catégorie : actualité

L’une des mesures phares annoncées par le président de la République consiste à créer et à financer des assistants médicaux au service des médecins libéraux afin de « libérer du temps médical ». Même si personne n’ose le dire franchement, ces assistants médicaux pourraient être des infirmières, des aides-soignantes, comme le préconise la CSMF, voir des secrétaires médicales. Dans le prolongement du dispositif ASALEE, ce serait une mesure supplémentaire pour replacer les infirmiers sous la tutelle des médecins libéraux.

La création des infirmiers en pratique avancée ne doit pas servir de prétexte à démanteler plus encore les compétences des infirmiers généralistes pour en faire des « petites mains » salariées chargées de tenir l’agenda du médecin et effectuer, çà et là, quelques actes de soins ou de prévention.

La Fédération nationale des infirmiers, votre syndicat national représentatif des infirmiers libéraux, a bien sûr fait savoir son opposition à toute mesure visant à conduire à une régression du rôle des infirmiers et à remettre en cause leur indépendance et leur champ d’activité. Et au-delà, la FNI pose une question : quel est le miracle soudain par lequel le Gouvernement trouve les moyens de financer les 4 000 postes d’assistants médicaux alors que l’Assurance maladie jure ne pas avoir le moindre « fifrelin » à investir sur le financement des actes infirmiers réalisés au domicile du patient… et que, dans le même temps, l’État se prépare à se séparer de 3 500 fonctionnaires ! Comme dirait Gérard Majax, ancienne gloire de la magie : « Y a un truc » ! Et la FNI dit STOP ! Car ceci est à l’opposé de toute logique !

Source : fni.fr

Auteur : FNI

Un nouveau syndicat pluripro pour les libéraux

jeudi 16 septembre 2021 par Brigitte Femenia

La semaine dernière a vu naître Les Libéraux de Santé (LDS), une intersyndicale regroupant 11 organisations de soignants de ville*. La Fédération nationale des infirmiers (FNI) est de la partie, et son président, Daniel Guillerm, nous explique de quoi il retourne.

 

Pouvez-vous nous dire ce que sont les LDS et à quoi ils vont servir ?

Les LDS sont une association pluriprofessionnelle qui regroupe les principaux syndicats représentatifs des professionnels de santé de ville, qu’ils soient médicaux ou non. Il y a cinq ans, nous avions vu une polarisation des représentations avec le départ des paramédicaux du CNPS [Centre national des professions libérales de santé, ndlr] pour aller créer la FFPS [Fédération française des praticiens de santé, dont Daniel Guillerm est le président, ndlr]. Nous réussissions tout de même à avoir une interface entre CNPS et FFPS lorsque nos intérêts partagés étaient en jeu, mais il nous semblait nécessaire d’aller un peu plus loin en formalisant une association qui va faire des propositions transversales.

Pourquoi, contrairement à la FFPS, les LDS ne comprennent-ils qu’une seule organisation infirmière, la vôtre ?

Il s’agit d’une association où nous souhaitons avoir certaines valeurs partagées, qui ne le sont pas par toutes les organisations membres de la FFPS. Nous défendons une vision conventionnaliste des rapports avec l’Assurance maladie. Nous ne sommes pas dans un syndicalisme qui se fonderait uniquement sur la contestation. Par exemple, contrairement à certaines organisations infirmières qui, sur le dossier des retraites, ont préféré défiler dans la rue, nous avons privilégié la négociation avec les autorités de tutelle.

La FFPS est-elle morte ?

Non, et je souhaite qu’elle perdure pour la défense d’intérêts propres aux professions paramédicales. Mais si à la suite de la création des LDS, certaines organisations quittent la FFPS, alors elle aura vécu.

Concrètement, qu’allez-vous faire au sein des LDS ?

Le prochain Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) et la campagne présidentielle vont arriver rapidement. Dans le cadre du premier, nous allons formuler des amendements aux parlementaires, et dans le cadre de la seconde, des propositions aux candidats. Nous avons ciblé des thématiques prioritaires comme le virage ambulatoire, la recertification, le numérique… Et nous voulons discuter des périmètres des métiers : aujourd’hui, quand une profession négocie avec l’Assurance maladie, elle a toujours peur que le voisin lui mange la laine sur le dos. Nous voulons donc nous mettre d’accord entre nous, en amont, pour voir si nous pouvons lâcher certains actes et prérogatives, et en gagner d’autres.

Ce serait donc la fin de la guerre entre Idels et pharmaciens sur la vaccination antigrippale, par exemple ?

Sur ce dossier, il y a longtemps que la FNI a enterré la hache de guerre (rires) ! Mais nous pouvons en revanche avancer sur d’autres vaccinations pour les Idels. Nous avons d’ailleurs un atelier prévu tout prochainement avec les médecins et les pharmaciens à propos de la couverture vaccinale !

Propos recueillis par Adrien Renaud

Source : www.espaceinfirmier.fr

Remboursement des aides Covid : les Idels dans l’expectative

vendredi 10 septembre 2021 par Brigitte Femenia

Beaucoup de médecins donnent actuellement de la voix contre l’obligation faite à certains libéraux de rembourser une partie de l’aide reçue de la Cnam lors du premier confinement. Mais du côté des Idels, on prend les choses avec davantage de philosophie.

« Nous appelons nos consœurs et confrères à ne rien rembourser de ce qui leur est demandé par leur Caisse primaire d’Assurance maladie. » Tel est l’appel lancé par l’Union française pour une médecine libre – syndicat (UFML-S) – début septembre à propos des trop-perçus réclamés à certains libéraux par l’Assurance maladie dans le cadre du Dispositif d’indemnisation de perte d’activité (Dipa). Ce mécanisme avait été mis en place lors du premier confinement pour soutenir les libéraux qui devaient continuer à payer des charges alors que leur activité était en berne : une avance avait été versée, et l’heure des comptes étant venue, certains médecins découvrent avec surprise que la facture est plus salée que ce à quoi ils s’attendaient. Mais du côté des Idels, qui avaient elles aussi bénéficié du dispositif, la pilule semble mieux passer.

Contactée par Espaceinfirmier, la Caisse nationale d’Assurance maladie (Cnam) explique que 24 000 infirmières avaient fait une demande de Dipa. Un chiffre, notons-le, assez faible, sachant qu’environ 130 000 Idels exercent dans le pays. Ces 24 000 professionnelles avaient reçu en moyenne une avance de 1 271 euros. La régularisation qui intervient maintenant est globalement positive : les Idels concernées recevront en moyenne 1 174 euros de régularisation en moyenne. Ce dernier chiffre inclut des régularisations positives et négatives, mais en tout, seules 4 000 infirmières sont concernées par des régularisations négatives, estime la Cnam. À l’heure où nous écrivons ces lignes, cette dernière n’était pas en mesure d’indiquer le montant moyen des régularisations positives d’une part, et négatives, d’autre part.

Rien n’est gratuit !

Reste que les faibles effectifs concernés expliquent probablement pourquoi les syndicats d’Idels, contrairement à leurs homologues médicaux, ne semblent pas enfourcher le sujet pour batailler contre la Cnam. « Pour l’instant, nous n’avons pas beaucoup de remontées de terrain sur ce sujet, explique Ghislaine Sicre, présidente de Convergence infirmière (CI). D’ailleurs, quand nous avions expliqué aux Idels comment demander cette aide, nous avions bien spécifié que rien n’était gratuit, et qu’il fallait s’attendre à ce genre de régularisation. »

Du côté du Syndicat national des infirmières et infirmiers libéraux (Sniil), le ton n’est pas beaucoup plus alarmiste. « Nous avons connaissance de quelques cas de personnes devant rembourser certaines sommes, mais je pense que nous ne sommes pas très concernés, avance John Pinte, son nouveau président. Les règles étaient claires dès le début, et nous savions que si nous demandions une aide, il pouvait y avoir un trop-perçu. » D’ailleurs, le responsable syndical en convient : les professionnelles auxquelles on réclame des trop-perçus sont soit celles qui ont demandé les plus grosses aides, soit celles dont l’activité a le moins baissé pendant la crise, soit… les deux.

Mais du côté de CI, comme de celui du Sniil, on assure garder le sujet à l’œil. « Certains médecins parlent de modes de calcul du Dipa qui auraient changé en cours de route, et nous allons surveiller cela », prévient Ghislaine Sicre. « Nous attendons d’avoir des chiffres plus précis de la part de l’Assurance maladie », ajoute John Pinte. La Caisse, en tout cas, se veut rassurante, y compris en termes de modalités de remboursement : les professionnels concernés pourront échelonner leurs paiements sur douze mois, précise-t-elle.

 

Source : www.espaceinfirmier.fr

Auteur : Adrien Renaud