Financement du système de santé : bientôt la révolution ?

Commentaires (0)

Cet article a été publié le par Brigitte Femenia et a été consulté 183 fois.

Dans le cadre du plan du gouvernement « Ma santé 2022 », Agnès Buzyn a reçu fin janvier les propositions du groupe de travail qui a planché sur le financement du système de santé. Une petite révolution se prépare.

Dans le cadre du plan du gouvernement « Ma santé 2022 », Agnès Buzyn a reçu fin janvier les propositions du groupe de travail qui a planché sur le financement du système de santé. Une petite révolution se prépare.

Comment concilier la réactivité et la productivité du paiement à l’acte et la prise en charge sur le long terme d’un financement à l’enveloppe ? C’est à cette question complexe qu’a dû répondre le groupe d’experts conduits par Jean-Marc Aubert, directeur de la Drees, le service des études du ministère de la Santé. Et forcément, leur réponse n’est pas simple : ils proposent de mettre en place un modèle de « paiement combiné », qui permettrait de concilier les avantages de tous les systèmes existants. Le paiement à l’acte en ville ou au séjour à l’hôpital demeurera prépondérant, même s’il doit reculer et être simplifié. En effet, on compte actuellement 8 500 actes de nomenclature pour les professionnels de santé libéraux.

Un financement  combiné »

Mais, à côté du paiement à l’acte, ces experts proposent de faire monter en puissance progressivement quatre autres modèles qui ont fait leurs preuves dans d’autres pays. Le premier est le paiement à la performance, qui existe en ville pour les médecins et les pharmaciens mais pas encore pour les Idel. Le deuxième est le paiement pour la « structuration du service ». En ville, cela correspond, par exemple, aux enveloppes accordées aux maisons de santé pluridisciplinaires. Le troisième est le paiement à la « séquence de soins ». Des expérimentations sont actuellement en cours sur trois interventions chirurgicales pour tester la faisabilité de payer sur une même enveloppe la prise en charge hospitalière et libérale. Enfin, la dernière modalité est le « paiement au suivi », pour les pathologies chroniques. Celle-ci pourrait se révéler intéressante pour les Idel, qui seraient rémunérées forfaitairement pour la prise en charge d’un patient et ne seraient, par conséquent, plus obligées de coter chaque AIS.

Commentaires des internautes

Partagez votre opinion

Aucun commentaire n'a encore été déposé

Ecrire un commentaire

Veuillez utiliser le formulaire suivant pour nous soumettre votre commentaire.

Veuillez noter que pour éviter tout abus, votre adresse IP sera enregistrée lors de la validation de ce formulaire. Nous la conserverons pendant maximum 12 mois.

 Champs obligatoires

@

Acceptez-vous d'être contacté par les visiteurs de L'Infirmière Libérale Francaise ?

Veuillez résoudre le calcul simple suivant : 13 + 39 = ?

Recommander cet article

Le formulaire ci-dessous vous permet de recommander l'article Financement du système de santé : bientôt la révolution ?.

 Champs obligatoires

@
@
Veuillez résoudre le calcul simple suivant : 13 + 39 = ?