COMMUNIQUE DE PRESSE FNI


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Cet article a été publié le 14/05/2019 par Brigitte Femenia et a été consulté 237 fois.

Formation initiale des infirmiers : la FNI juge le recours à l’apprentissage inapproprié dans le secteur de la santé

Dans le cadre de l’examen du projet de loi sur la transformation de la fonction publique,

les députés du groupe LREM ont déposé un amendement1 destiné à instaurer le recours

au recrutement d’apprentis dans la fonction publique hospitalière pour plusieurs

professions paramédicales dont celle d’infirmier.

La Fédération Nationale des Infirmiers tient à faire part de sa stupéfaction face à cette

mesure portée par le groupe majoritaire qui instaure une nouvelle voie d’entrée dans la

profession, alors même que l’accès aux études d’infirmier vient d’être réformé, avec

l’intégration de la filière à Parcoursup, et qu’une réforme plus vaste des études de santé

est posée dans le cadre du projet de loi relatif à l'organisation et à la transformation du

système de santé, avec notamment l’instauration d’un dispositif de recertification. Il

s’agit d’une idée « sortie du chapeau » qui n’a jamais été discutée et encore moins

concertée avec la profession.

Pour la FNI, au moment où les enjeux de santé publique, de qualité et de sécurité des

soins ne font que s’élever, il est indispensable de maintenir le plus haut niveau de

formation possible pour l’ensemble des professionnels de santé et les infirmiers ne

doivent pas y faire exception.

La FNI considère le baccalauréat comme un prérequis incontournable pour l’entrée en

formation d’infirmiers. Le supprimer, ou le contourner, comme peut le permettre le

recours à l’apprentissage, va à contre-courant des objectifs de qualité et de sécurité des

soins posés par la stratégie de transformation du système de santé.

Si l’apprentissage constitue une modalité de formation adéquate pour certains métiers,

il ne semble pas approprié pour les métiers du soin et de la santé. Si tel avait été le cas,

les députés de LREM n’auraient pas hésité à inclure les professions médicales dans les

modalités qu’ils proposent. Or ce n’est pas envisagé à ce stade.

Contact presse

Daniel Guillerm 06 08 84 50 27

http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/amendements/1924/AN/910.pdf